Ballade en jeep vers Jabel Mountar

Désert de Judée
Désert de Judée

A la veille des fêtes de Tichri je vous propose une ballade dans le désert de Judée. Pour découvrir les recoins cachés de ce désert je vous conseille bien entendu un guide et une jeep. Alors si vous souhaitez trouver un coin tranquille,  à peine à dix kilomètres de Jérusalem, c'est l'endroit qu'il vous faut. Des sensations fortes, un bon thé chaud, et retour à la maison.

La première chose à faire, c'est voir d'un peu plus près les campements bédouins. J'ai été moi-même surprise de découvrir qu'ils utilisent encore des réservoirs d'eau  qui ont des milliers d'années.  La technique de ces puits est simple: ils sont construits dans les vallées de façon à recueillir l'eau des torrents en hiver. Quand l'eau arrive vers le puits elle est filtrée par une sorte de béton poreux.  Ces puits sont tellement grands qu'ils peuvent permettre à une centaine de personnes d'utiliser leurs eaux pendant trois années de sécheresse consécutives. Près du puits il y a toujours un abreuvoir pour les animaux. En général, l'un des anciens du camp à la responsabilité de la répartition de l'eau parmi les gens du village.

Dans le désert du Néguev se trouve le site de Jabel Mountar, c'est la colline du bouc émissaire. A l'époque du Temple de Jérusalem, il était de coutume le jour de kippour de choisir deux boucs. Un tirage au sort était fait entre les deux et le premier était offert à Dieu en sacrifice, alors que le second était envoyé à Azazel, au diable (sens littéral à ne pas prendre au premier dégré). On accrochait un ruban rouge à la corne du bouc émissaire, dont un morceau était gardé au Temple. Si ce ruban blanchissait à la fin de la cérémonie, c'était signe que les fautes du peuple juif avaient été pardonnées par Dieu. Le bouc à Azazel, ou bouc émissaire était envoyé vers le désert. Il était accompagné par un ancien de la communauté.  Ils quittaient ensemble le Temple vers le mont des Oliviers et de là-bas ils avaient plusieurs stations à parcourir. A chacune des stations il y avait de l'eau et à manger pour l'accompagnateur du bouc qui était dispensé de jeuner pour accomplir la mitsva. Arrivé au bout du parcours, Jabel Mountar d'après la tradition, le bouc était jeté du précipice et il mourrait en tombant, expiant par sa mort tout  les péchés du peuple juif. On ne raconte jamais ce que devenait le vieil homme qui l'accompagnait et qui n'avait pas le droit de manger  sur le retour de cette expédition, étant donné que la mitsva était déjà accomplie.

Pour conclure je vous dis donc, allez au diable et vous aurez depuis Jabel Mountar un panorama extraordinaire sur la vallée de la Horkania, la mer Morte, les montagnes d'Edom et les montagnes de Jérusalem.

Chana tova à tous, tihatevou besefer hahaim, soyez inscrit dans le livre de la vie.

 

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Commentaires : 2
  • #1

    kogan (lundi, 26 septembre 2011 12:01)

    nous avons fait cette sortie avec Isabelle en aout 2011.C'était ludique, intéressant et très original pour les Parisiens que nous sommes!!!!!
    Dans le camion, il faut avoir des os solides et de bons muscles pour les soubresauts de la route par moments, mais quelle beauté, ces paysages désertiques!!!!!
    faites-le, c'est génial.


  • #2

    Joelaindien (dimanche, 27 novembre 2011 12:53)

    Joli blog et beau travail, c'est intéressant!
    félicitations